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Référence : IMV087 3329184688727 - 1 CD 71:55 - ADD - Enregistré en 1979 & 1967 - Notes en français En vente sur ce site depuis le 3 mars 2011 Date parution numérique : 22 février 2011
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Georges Brassens
1. Les débuts
2. Mes chansons
3. L’inspiration
4. Les thèmes
5. L’engagement
6. Un chanteur engagé ?
7. La composition, le jazz
8. Les poètes et la musique
9. « J’écris pour ceux qui m’aiment »
10. Mon but
11. La nouvelle morale
12. Vie quotidienne
13. Femmes
14. Conclusion
Bonus
15. L’écriture du Testament
Plages 1 à 14 :
Extraits des entretiens de Philippe Némo avec Georges Brassens, France Culture, 1979.
Plage 15 :
Extrait de « Chanson à cœur ouvert » de Roger Piault, France Culture, 1967.
Ces plages correspondent aux balises du parcours sonore de l’exposition « Brassens ou la liberté » à la Cité de la musique, 2011.
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BRASSENS Georges 1 - 1 Les débuts (11mn 29s )
1 - 2 Mes chansons (3mn 24s )
1 - 3 L’inspiration (6mn 08s )
1 - 4 Les thèmes (2mn 06s )
1 - 5 L’engagement (5mn 35s )
1 - 6 Un chanteur engagé ? (2mn 01s )
1 - 7 La composition, le jazz (11mn 52s )
1 - 8 Les poètes et la musique (1mn 56s )
1 - 9 « J’écris pour ceux qui m’aiment » (4mn 04s )
1 - 10 Mon but (3mn 05s )
1 - 11 La nouvelle morale (2mn 52s )
1 - 12 Vie quotidienne (2mn 47s )
1 - 13 Femmes (1mn 04s )
1 - 14 Conclusion (7mn 59s )
1 - 15 L’écriture du Testament (Bonus) (5mn 23s )
Brassens ou la liberté
Qui ne connaît pas Georges Brassens ? Une silhouette aux attributs immuables (pipe et moustache), une voix reconnaissable entre mille, un verbe haut en couleurs...
Cette image familière, la radio et surtout la télévision ont largement contribué à l’ancrer dans l’imaginaire du public. Car l’ironie du sort voulut que cet homme discret et réservé débutât sa carrière au moment précis où le petit écran entamait son formidable essor, le condamnant ainsi au regard des caméras et à la lumière des projecteurs.
Et pourtant, qui connaît vraiment Brassens ? Comme souvent, le retour aux sources réserve quelques surprises. Pour peu qu’on se replonge dans les archives de l’Ina, l’épaisse carapace du mythe se craquèle, pour enfin laisser transparaître l’homme, plus complexe et plus imprévisible qu’il n’y paraissait. Brassens le solitaire multipliant les duos avec les plus célèbres chanteurs de son temps; Brassens le timide se livrant à une longue introspection au micro de Philippe Nemo... L’occasion d’écouter une parole libre entre toutes, qui ne peut se réduire aux vers ciselés de ses fabuleuses chansons.
Pour l’Ina, il était tout naturel de contribuer à la redécouverte de ce géant, en apportant son soutien à l’exposition «Brassens ou la liberté» au Musée de la musique. Et bien sûr de prolonger le plaisir avec le CD que vous tenez entre les mains. Écoutez, regardez : nul doute que vous en connaîtrez un peu plus sur Georges Brassens.
Mathieu Gallet
Président-directeur général de l’Ina
La Cité de la musique est un établissement public ouvert à toutes les musiques, proposées sous forme de concerts, d’activités pédagogiques, d’une médiathèque, d’outils en ligne et d’un pôle patrimonial incarné par le Musée de la musique. Outre sa très riche collection d’instruments, celui-ci présente des expositions temporaires qui ont notamment permis d’éclairer le parcours de figures emblématiques
des musiques populaires du XXe siècle : Miles Davis, Serge Gainsbourg, John Lennon, Pink Floyd ou Jimi Hendrix.
En 2011, la Cité de la musique a souhaité rendre hommage à un monument de la chanson française, Georges Brassens, né en 1921 et décédé il y a tout juste trente ans. Derrière l’image un peu surannée d’un chanteur fleurant bon la France d’antan, se cache un individu rare et discret, hautement lettré et souvent mal à l’aise sur scène, un musicien pétri de swing et amoureux de Charles Trenet, ou encore un libertaire qui choisira une voie individuelle plutôt que collective, s’opposant à la guerre, à la morale bien-pensante ou à l’arbitraire de l’autorité.
C’est précisément cette autre image du chanteur que la Cité de la musique vise à montrer, en demandant à Joann Sfar et à Clémentine Deroudille de transmettre leur passion pour Brassens par une exposition qui se veut à la fois ludique et didactique. Leurs regards croisés et complémentaires contribuent ainsi au caractère unique de l’exposition «Brassens ou la liberté», présentée à la Cité de la musique du 15 mars au 21 août 2011.
Un tel projet n’a pu se faire qu’avec la collaboration de nombreux partenaires, parmi lesquels l’Ina, dont les archives audiovisuelles et radiophoniques regorgent de documents rares et inédits sur la carrière de Brassens.
Le présent ouvrage prolonge cette collaboration entre l’Ina et la Cité de la musique et permet au visiteur de garder la trace de quelques-uns de ces documents-clés présentés dans l’exposition.
Laurent Bayle
Directeur général de la Cité de la musique
Eric de Visscher
Directeur du Musée de la musique, Cité de la musique
Préparer une exposition sur Georges Brassens, c’est toucher à l’intime de presque chacun des Français, aux souvenirs émus partagés en famille à l’écoute de ses disques.
Il faut alors prendre le contre-pied, oublier l’immense artiste qu’il est, pour se concentrer sur ses mots. Ne voulant omettre aucune image et m’immerger dans la parole de cet artiste, j’ai passé près de deux mois à visionner et écouter toutes les émissions de radio et de télévision le concernant et même le fonds photographique. Quelle autre institution que l’Ina peut nous donner à voir et à entendre autant de trésors ? Ce long travail fut essentiel pour déceler les thématiques qui jalonnent le parcours de l’exposition «Brassens ou la liberté».
Grâce aux émissions de radio, et notamment le magnifique entretien réalisé par Philippe Némo, j’ai pu ciseler au plus juste sa passion pour la littérature, son goût du mot et de la construction poétique. J’ai pu comprendre quel travailleur infatigable il était. Cet homme, «héraut» d’un individualisme qui ne voulait exclure personne a, dans ce dialogue, une parole libérée et une confiance envers son interlocuteur qui fait de ses échanges l’une des plus émouvantes confessions radiophoniques. Un trésor pour tout amoureux de Brassens qui aborde ici tous les sujets sans la moindre pudeur ou fausse modestie qui parfois encombrait le libertaire qu’il était. Brassens avait parfaitement conscience de son talent et de la portée de son art. Mais, c’est en artisan qu’il a toute sa vie abordé son œuvre, dans la chambre de l’impasse Florimont où il a composé la plupart de ses chansons. Qui mieux que la radio, où le face à face crée une intimité propice aux confidences, peut nous donner à entendre ces paroles essentielles ?
Clémentine Deroudille
Co-commissaire de l’exposition